| La situation en France / en Suisse
L’accompagnement des enfants atteints d’autisme et de leurs familles en Suisse et en France présente de nombreuses lacunes. Il est difficile d’obtenir un diagnostic avant l’âge de 3 ans (dans le meilleur des cas).
En conséquence, il n’existe pas de prise en charge précoce, intensive et adaptée comme c’est le cas dans d’autres pays. Le Canada ou les USA diagnostiquent l'autisme à 18 mois. A titre d’exemple l’état Canadien établit et finance un programme ABA. Ceci permet à l’enfant ainsi pris en charge de rejoindre une école ordinaire dans la moitié des cas. En 2005 *, Glen O Sallows et Tamlynn D Graupner ont reproduit plusieurs études faites auparavant et mesurant l'efficacité de l'ABA. Ils ont testé 24 enfants de 3 ans tous atteints d'autisme et recevant une moyenne de 30 heures d'ABA par semaine. Après 4 ans de traitement, Sallows et Graupner annoncent que "48% des enfants à l'âge de 7 ans avaient pu être intégrés dans des écoles ordinaires". Par ailleurs, tous les enfants testés, avaient progressé dans leurs capacité d'imitation, avaient tous développé une forme de langage et un certain degré de réponse sociale.
La situation se caractérise par :
- L’insuffisance de personnels pour encadrer nos enfants
- Le manque de formation chez le personnel à la prise en charge de l’autisme
- L’absence de méthodologie pour permettre un développement cohérent de l’enfant (définition des priorités face aux difficultés de l’enfant, plan d’action, mesure de la progression, adaptation des programmes…)
- La non coordination des différents intervenants
- Les difficultés liées à l’intégration scolaire
Aujourd’hui, du fait de la méconnaissance du handicap de l’autisme, et de ses possibilités de prises en charge comportementales, l’Etat n’attribue quasiment aucune subvention pour des traitements comme l’ABA.
Par manque de moyens financiers, la plupart des parents n’ont donc pas le choix du traitement de leur enfant.
Les parents, convaincus de l’efficacité du traitement ABA, comme c’est le cas dans l’Association OVA, se retrouvent face à des difficultés considérables de financements
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